Spider : une partie commentée

Une partie de Spider suivie de la donne jusqu'à la fin, coup par coup, avec la raison de chaque choix.

La donne

Voici le Spider à deux couleurs, pique et cœur, avec 104 cartes. Dix colonnes sont distribuées : six cartes dans chacune des quatre premières et cinq dans les autres, seule la dernière étant visible. Les cinquante autres cartes forment le talon. Les cartes visibles ici sont 7♠, 8♥, R♠, 6♠, 8♠, 5♥, D♥, 9♥, 7♥ et V♠.

N'importe quelle carte peut aller sur une carte d'une valeur supérieure, quelle que soit sa couleur. Mais seule une séquence d'une seule couleur se déplace d'un bloc : à chaque coup, la question n'est donc pas seulement de savoir si la carte va, mais si elle est dans la couleur.

Construire dans la couleur

Le 7♠ de la colonne 1 pourrait aller sur le 8♥ ou sur le 8♠. Il va sur le 8♠, car pique sur pique forme une séquence qu'on pourra déplacer plus tard. La colonne 1 retourne 6♥. Puis le 6♠ de la colonne 4 les rejoint — la colonne 5 est maintenant 8♠ 7♠ 6♠ — et la colonne 4 retourne 10♠.

Le 5♥ de la colonne 6 va sur le 6♥ de la colonne 1 plutôt que sur le 6♠, pour la même raison, et la colonne 6 retourne 9♠, qui va directement sur le 10♠. La colonne 6 montre alors 3♥.

D'autres séquences, et un coup hors couleur

Le 8♥ de la colonne 2 va sur le 9♥ de la colonne 8 et retourne 4♠, et le 7♥ de la colonne 9 le suit et retourne V♥. La colonne 8 est maintenant 9♥ 8♥ 7♥, tout en cœur.

Vient un choix plus difficile : la D♥ de la colonne 7 sur le R♠ est un coup hors couleur. Il retourne une carte, et ici cette carte est la D♠ — qui serait allée sur le roi dans la couleur. C'est le prix d'un coup hors couleur. Le V♠ de la colonne 10 va sur la D♠ et retourne 10♥, et le 10♥ va sur le V♥ de la colonne 9 et retourne 2♠. Ensuite, 10♠ 9♠ de la colonne 4 peuvent aller ensemble sur le V♠, puisque ce sont deux piques, et la colonne 4 retourne 4♥.

Des séquences mélangées

Le 4♠ de la colonne 2 ne peut aller que sur le 5♥, hors couleur, mais il retourne une carte, et en début de partie c'est ce qui compte le plus. La colonne 2 montre 3♠, qui va sur le 4♠ dans la couleur, puis A♥. La colonne 1 est maintenant 6♥ 5♥ 4♠ 3♠. Les deux piques du bout peuvent se déplacer ensemble, mais pas toute la séquence, qui change de couleur au milieu.

Le 2♠ de la colonne 10 va sur le 3♠ et retourne 5♠, et le 5♠ va sur le 6♠ de la colonne 5 et retourne R♥ — la dernière carte de la colonne 10. Un roi sans rien dessous est un bon départ pour une nouvelle séquence.

Distribuer le talon

Quand il ne reste plus rien d'utile à faire, vous distribuez : une carte du talon tombe face visible sur chacune des dix colonnes. Ce n'est permis que si aucune colonne n'est vide, c'est pourquoi il vaut mieux distribuer avant d'en vider une plutôt qu'après. Le talon permet cinq distributions de ce genre.

Les nouvelles cartes recouvrent certaines de vos séquences, et le travail recommence : construire dans la couleur, retourner les cartes cachées, et n'utiliser les coups hors couleur que lorsqu'ils découvrent quelque chose.

Terminer une séquence

Bien plus tard, une colonne se termine par une séquence de piques du roi jusqu'au deux. Dès que l'A♠ s'y pose, les treize cartes sont complètes et le site retire la séquence de la table.

Huit séquences comme celle-là — quatre à pique et quatre à cœur — gagnent la donne. La table les compte au fur et à mesure.