Une partie de Klondike suivie de la donne jusqu'à la fin, coup par coup, avec la raison de chaque choix.
Cette partie se joue en tirant les cartes du talon une par une. Les sept colonnes comptent d'une à sept cartes, et seule la dernière de chacune est face visible. Dans cette donne, ce sont : colonne 1, 4♠ ; colonne 2, 8♦ ; colonne 3, 9♣ ; colonne 4, A♥ ; colonne 5, 7♣ ; colonne 6, 3♦ ; et colonne 7, 10♥. En dessous se trouvent 0, 1, 2, 3, 4, 5 et 6 cartes face cachée.
L'objectif des premiers coups est toujours le même : monter les as, et retourner le plus possible de cartes cachées, en commençant par les colonnes qui en ont le plus.
L'A♥ monte directement sur une base. La carte en dessous dans la colonne 4 se retourne — 2♥ — et monte aussi. La carte suivante est 6♠, qui reste, avec une carte cachée sous elle.
On peut toujours monter les as et les deux sans risque : on ne peut rien construire dessus dans les colonnes, il n'y a donc aucune raison de les garder en bas.
Le 8♦ de la colonne 2 va sur le 9♣ de la colonne 3, rouge sur noir et d'une valeur en dessous, et la carte en dessous se retourne : R♣. La colonne 2 est maintenant un roi sans rien de caché dessous, aussi bien qu'une colonne qui aurait commencé par un roi. Ensuite, le 7♣ de la colonne 5 va sur le 8♦ et retourne 5♥, et le 5♥ va sur le 6♠ de la colonne 4 et retourne D♦.
La D♦ va sur le R♣ et retourne V♠, et le V♠ la suit sur la D♦. Cela retourne 2♣, la dernière carte de la colonne 5. La colonne 7 est celle qui cache le plus de cartes, donc son 10♥ va ensuite sur le V♠, ce qui retourne D♠.
Le 4♠ de la colonne 1 peut aller sur le 5♥, et ce coup vide la colonne 1. Seul un roi — ou une séquence menée par un roi — peut occuper une colonne vide, rien ne presse donc. Puis le 3♦ de la colonne 6 va sur le 4♠ et retourne 8♣, sous lequel restent quatre cartes cachées.
La colonne 4 est maintenant 6♠ 5♥ 4♠ 3♦, et la colonne 3 est 9♣ 8♦ 7♣. Le seul autre coup possible est 2♣ sur 3♦, et il ne sert à rien : dès que son as sera monté, le deux pourra monter directement sur la base. C'est donc le moment de passer au talon.
La première carte du talon est 6♥, qui va sur le 7♣. La deuxième est A♣, qui monte sur une base, et le 2♣ de la colonne 5 peut alors le suivre. La colonne 5 est vide à son tour.
La carte suivante, 9♦, ne va nulle part et reste sur la défausse. Celle d'après est R♥, et un roi, c'est exactement ce qu'attend une colonne vide : il va dans la colonne 1. La D♠ de la colonne 7 vient dessus, et la colonne 7 retourne 4♦, avec encore quatre cartes cachées.
Après deux minutes, cœur et trèfle ont commencé sur les bases, deux rois mènent des colonnes, la colonne 5 est vide et attend un roi, et dix cartes cachées ont été retournées. Presque chaque coup a retourné une carte ou en a monté une.
À partir d'ici, les mêmes habitudes portent la donne : continuer à retourner des cartes dans les colonnes les plus longues, garder une colonne vide jusqu'à ce qu'un roi soit prêt, et ne pas se précipiter pour monter des cartes dont on peut encore avoir besoin pour construire.